mercredi 7 décembre 2011

Un soir au Run : poids des mots, choc de la sono

Reportage Ouest-France.


Vendredi, le groupe No One is Innocent était au café cabaret. Une soirée rock alternatif, faite d'ambiance survoltée et de rencontres hasardeuses. Au Run, on vient un peu pour tout ça.On a testé


Comment raconter ça ? Un concert au Run ar Puns c'est... pfiou. Du lourd. Surtout quand, comme vendredi, les groupes envoient du décibel. Ça a déjà commencé fort avec les Doubles Elvis. Puis les No One. On nous avait prévenus : « Bon courage, ils font beaucoup, beaucoup de bruit. » Un fond de sirène de police, une lumière clignotante, ils arrivent sur scène. Ça donne le ton. Ok, alors si la salle était déjà chaude-chaude pour le premier groupe, elle pouvait en fait encore monter d'un cran.
Dix minutes de concert, le batteur a déjà tombé la chemise. Le chanteur s'y met aussi. Alors là... La gente féminine se manifeste bruyamment. Pour voir, les ouvreuses à l'entrée n'ont pas le choix : elles grimpent sur les tabourets. La salle est en délire.
Entre deux, on sort se vider les oreilles, dans ce corps de ferme. Le Run, c'est un petit îlot de poésie au sortir d'un rond-point. Ou une vieille maison à cheminée dans laquelle on se sent bien. On se retrouve entre amis, se parle entre compagnons de cigarette. Le public vient de partout. Un peu de Châteaulin, beaucoup de tout le Finistère ; et plus loin, encore.
Il y a le directeur entraîné là par son fils de 17 ans ; le commercial qui n'est pas venu depuis 20 ans ; l'encore-jeune de 30 ans qui se rappelle déjà sa jeunesse : « Je les écoutais quand j'avais 15 ans, j'adorais. Leur son a changé. » On refait le concert. On cherche les inspirations. On bifurque politique, on refait le monde. Ça part dans tous les sens. On n'est pas d'accord, et puis au final, si. « Quelle claque ! Quel son ! ; J'adore mais avec ses apartés politiques, il nous prend en otage ; super-découverte ! »
Au Run, le public vient pour le groupe, pour l'accueil, pour l'endroit, pour ces gens qui se rencontrent. Et ça recommence dès vendredi prochain, avec le Teufestival. Parfait.
Sibylle LAURENT.




1 commentaire:

  1. Salut Sibylle,

    Petit message de l'animateur de la journée CIVAM, rien à voir avec le Run (dommage, je suis dégouté d'avoir loupé les No One).
    Je regarde sur le net ce qui se passait à St-Lô pour Noël, et je tombe sur une vidéo de patinage, plus ou moins artistique... Ça m'a bien fait marrer. Du coup j'ai trouvé ce blog et je laisse mon message ici, à défaut d'adresse email.
    Bonne journée !
    Arnaud

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